Programme

Samedi 24 mai 2025 20h30

Temple rue Serviez, PAU

Le chœur de chambre Exultate

et

L’Ensemble Musical Contemporain – EMC

présentent

1ère partie : MUSIQUE ANCIENNE ET DU XXème SIECLE

Choeur de chambre Exultate     

Direction : Christian Lanoue

Missa Brevis

Antonio Lotti

Compositeur italien (vers 1667-Venise 1740). Enfant chanteur, contralto, organiste assistant, deuxième puis premier organiste, Antonio Lotti a monté les échelons jusqu’au titre suprême pour un musicien de l’époque : Maître de chapelle de la basilique Saint marc de Venise en 1704. On considère généralement que sa production musicale est à la croisée des chemins parmi les chefs du baroque et du classique. Parmi ses œuvres religieuses de toutes sortes, le Crucifixus est très renommé et compte à juste titre d’œuvre de la musique d’église italienne. Le chromatisme, en particulier, en est très remarquable. Il est là pour signifier la douleur de la crucifixion du Christ. 

Crucifixus                                              

Antonio Lotti

Compositeur italien (vers 1667-Venise 1740). Enfant chanteur, contralto, organiste assistant, deuxième puis premier organiste, Antonio Lotti a monté les échelons jusqu’au titre suprême pour un musicien de l’époque : Maître de chapelle de la basilique Saint marc de Venise en 1704. On considère généralement que sa production musicale est à la croisée des chemins parmi les chefs du baroque et du classique.

Descende in hortum

Antoire de Févin

Antoine de Févin ( 1470 –1512) est un compositeur franco-flamand, de l’époque de Josquin des Prés, avec lequel il partage bien des traits. Subsistent aujourd’hui 14 messes (dont le Requiem d’Anne de Bretagne et la messe Mente tota, 3 lamentations, 3 Magnificat, 14 motets (dont le très beau Descende in hortum meum, sur un texte tiré du Cantique des cantiques de Salomon) et 17 chansons. Toutes les pièces de Févin qui subsistent sont des œuvres vocales.

Gia Torna

Luca Marenzio

Luca Marenzio (Marentio), né à Coccaglio1, près de Brescia, le 18 octobre 1553, et mort à Rome, le 22 août 15991, est un compositeur italien de la fin de la Renaissance. Il est considéré comme l’un des compositeurs de madrigaux les plus renommés du xvie siècle, surnommé par ses contemporains comme il più dolce cigno (« le cygne le plus doux »). Quoique Marenzio ait aussi écrit des motets et des madrigaux spirituels (écrits sur des textes religieux), la plus grosse part de son œuvre consiste en ses très nombreuses pièces de musique profane, notamment ses madrigaux.

Ach Weh, dess leiden

Hans Leo Hassler

Né en 1564 à Nuremberg, Hans Leo Hassler est initié à l’orgue par son père ainsi que ses deux frères. En 1584, Hassler est envoyé à Venise, dont l’école connait un record d’activité, auprès d’ Andrea Gabrieli (l’oncle de Giovanni Gabrieli, avec qui il entretient des rapports amicaux). Il fut l’un des premiers compositeurs à développer le style vénitien de l’autre côté des Alpes. Il apporta donc à la musique allemande les nouveautés du style italien en créant ainsi le premier et le plus important des mouvements développant le baroque en dehors de l’Italie.

Dixit Maria

Hans Leo Hassler

Né en 1564 à Nuremberg, Hans Leo Hassler est initié à l’orgue par son père ainsi que ses deux frères. En 1584, Hassler est envoyé à Venise, dont l’école connait un record d’activité, auprès d’ Andrea Gabrieli (l’oncle de Giovanni Gabrieli, avec qui il entretient des rapports amicaux). Il fut l’un des premiers compositeurs à développer le style vénitien de l’autre côté des Alpes. Il apporta donc à la musique allemande les nouveautés du style italien en créant ainsi le premier et le plus important des mouvements développant le baroque en dehors de l’Italie.

Salve Regina

Francis Poulenc

Poulenc est touché par la foi en 1936 en voyant la statue de la Vierge noire de Rocamadour. Son Salve Regina a été composé en 1941, salutation à la vierge et refuge pour échapper aux temps troublés de l’époque,

Yver, vous n’estes qu’un vilain

Claude Debussy

 Charles d’Orléans naît en 1394. Fait prisonnier à la bataille d’Azincourt et la somme demandée pour sa libération étant jugée faramineuse, il attendra vingt-cinq longues années dans les prisons anglaises. Il met à profit cette longue captivité pour développer ses talents de poète. Ses œuvres très nombreuses seront redécouvertes 4 siècles après, dont certaines seront mises en musique par Claude Debussy. Sous couvert de parler des saisons, il semblerait que Yver soit aussi le nom patronymique qui désigne le roi d’Angleterre…

The Lord Bless You

John Rutter

John Milford Rutter est un compositeur et chef de chœur britannique. En 1981, il fonde son propre chœur, les Cambridge Singers, spécialisé dans la musique chorale sacrée. Héritier de la tradition liturgique anglaise, il compose principalement des pièces religieuses, mais aussi des opéras pour enfants et des pièces pour orchestre.

The Deer’s Cry

Arvo Pärt

The Deer’s Cry est une pièce écrite par Arvo Pärt, compositeur estonien né en 1935. Il est le créateur d’une musique épurée, d’inspiration profondément religieuse, caractérisée par les tintinabuli, couples de notes diaphoniques. Jouée dans le monde entier elle est utilisée très souvent pour l’illustration sonore de films et de spectacles de danse. Le texte de Deer’s cry est un extrait de la prière de St Patrick du 4è siècle et évoque un Jésus guide et protecteur qui donne force et amour.

Jubilate Deo

Arnaud Juliot

Arnaud Juliot, né en 1981, Il suit un cursus de guitare classique au Conservatoire d’Orléans, se perfectionne au Département de musique et musicologie de Tours en écriture et direction de choeur. Il collabore depuis 2005 avec divers ensembles vocaux en région Centre, tout en étant appelé à se produire à l’étranger. Il a lui-même fondé les groupes vocaux Outremer et Barber Cue Project, ainsi que l’ensemble instrumental et choral Effigies. Auteur de nombreuses pièces pour choeur a cappella, ses œuvres invitent à un voyage onirique alliant modernité et maitrise de la tradition.

2ème partie: SECHERESSES

Ensemble Musical Contemporain         

Direction Sonia Sabuco

Piano: Jana Carrère Dostrašilová

Jana CARRÈRE – DOSTRAŠILOVÁ est née en République Tchèque. Diplômée du Conservatoire National de Prague, elle a ensuite approfondi ses études de piano au Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse, où elle a obtenu le Diplôme supérieur d’interprétation dans la classe de Thérèse Dussaut. Elle a également suivi des études de musicologie (Université Charles à Prague et Université de Toulouse Le Mirail) couronnées par un doctorat. Elle se produit en soliste ou accompagnatrice et en formations de musique de chambre. Diplomée d’état de professeur de piano, elle enseigne à l’Ecole intercommunale de Poey de Lescar.

Cantate de Francis Poulenc pour chœur mixte et piano sur un poème d’Edward James

La bio de Francis Poulenc et d’ Edward James

Francis Poulenc

Francis Poulenc compose cette cantate sur quatre textes du poète surréaliste anglais Edward James, entre septembre et décembre 1937. Deux des textes employés avaient été publiés dans la revue d’inspiration surréaliste Minotaure. Le compositeur dédie son œuvre à Yvonne de Casa Fuerte, une violoniste qui avait épousé le marquis de Casa Fuerte.

L’œuvre est créée à Paris, Salle Pleyel, le 2 avril 1938, mais cette première est un échec, et le compositeur veut détruire la partition de son œuvre, mais George Auric l’en dissuade.

Sécheresses est rejoué beaucoup plus tard, le 28 septembre 1953, par l’orchestre radio-symphonique de Paris sous la direction d’Eugène Bigot, puis le 4 novembre 1953 au Théâtre des Champs-Élysées sous la direction de George Tzipine. L’œuvre rencontre alors un grand succès.

Edward James (by Man Ray)

(West Dean, Sussex, Angleterre, 1907‒San Remo, Italie, 1984)

Le poète et paysagiste britannique excentrique Edward James fut l’un des plus importants mécènes de l’art surréaliste au XXe siècle. Il apporta un soutien financier à des artistes tels que Leonora Carrington, Salvador Dalí, Leonor Fini et René Magritte dans les années 1930 et 1940 et rassembla l’une des premières et plus importantes collections sur le surréalisme hors de France. Bien qu’il n’ait jamais été officiellement membre du groupe surréaliste, James a contribué à façonner la réception internationale du surréalisme en Angleterre, aux États-Unis et au Mexique.

Né en 1907 d’une mère aristocrate, James était également l’héritier de l’immense fortune que son père, anglo-américain, avait acquise dans le domaine des métaux. Après avoir terminé ses études à Eton et Oxford, James se lance dans une carrière de poète et fonde sa propre maison d’édition, James Press, en 1931. Au cours des années suivantes, tout en écrivant et en voyageant dans les cercles d’élite à travers l’Europe, il apporte un soutien financier à ses amis artistes dans de nombreux domaines, de la littérature au ballet et au théâtre.

James consacre davantage de temps et de ressources financières à l’art surréaliste en 1936, un moment critique au cours duquel André Breton et ses associés poursuivent «l’internationalisation » du surréalisme. En plus de financer et de contribuer à la rédaction d’articles pour la revue surréaliste parisienne Minotaure, James s’implique dans des expositions et des publications surréalistes en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Afin de faire connaître les idées surréalistes au public britannique, James finance et organise la programmation associée à la première exposition surréaliste internationale, qui se tient aux New Burlington Galleries de Londres à l’été 1936.

James entreprit également une collaboration ambitieuse avec Dalí en 1937, en réalisant les plans de Dalí pour une « maison surréaliste ». En collaboration avec l’architecte d’intérieur Syrie Maugham, il commanda au cabinet de design britannique Green & Abbott la production de plusieurs des créations de Dalí pour le mobilier, notamment des canapés en satin rose et en laine rouge en forme des lèvres de la star de cinéma américaine Mae West et une édition de téléphones Lobster rouges et blancs. Tout au long de l’année 1938, James versa un salaire à Dalí en échange de l’acquisition de plus de 120 peintures et œuvres sur papier. Il finança également le pavillon « Rêve de Vénus » de l’artiste à l’Exposition universelle de New York en 1939.

Les Sauterelles

Le texte de la cantate

La poussière règne en ce Royaume. Il n’y a ni palme ni psaume ni portique ni aumône.

Les vents sans pleurs ont enlevé l’ombre de la palissade brûlée.

Un soupir devient une chauve-souris et tout ce terrain est à vendre.

Nous n’avons pas une larme ici, non plus de pluie, sinon une pluie de cendres.

Pourtant on ouït des sanglots et le son de mots sanglants

Chez Médée, chez Alceste, chez Jocaste, chez Oreste.

Jamais il n’y avait là-bas tant de tristesse, tant de sécheresse qu’ici.

Cette fois, c’est la sécheresse d’hiver

Quand l’eau devient du cristal, et la pluie des fleurs de gel.

Mal assise, accroupie, acariâtre, la peur est ainsi qu’une cigale. 

C’est la citadelle Cicadas, où les cariatides sont des sauterelles en granit,

Sculptées dans la cité des fourmis.

Acagnardé par le gel ici tout gît, tout engourdi.

Situé ainsi parmi quelques seules ciguës,

Siège un vieux tombeau de pierre enlacé de cirres de lierre.

Fendu en fissures, cicatrices, pareil à la dépouille d’un grand piano calcaire,

Ce fossile est là depuis longtemps.

Cette fois c’est la sécheresse, la sécheresse d’hiver

Quand l’eau devient du cristal et la pluie des fleurs de gel.

La peur est sauve et une cigale, accroupie sur l’Acropole, régit la citadelle.

Le Village Abandonne

Le texte de la cantate

Loin de ces silences tachetés, loin des menus grelots,

Dans le silence lunaire d’un plateau fauve,

Là noircissent de ternes lichens et des mousses prisonnières sur leurs racines de chaînes.

Le fer a rouillé les pistes ; pas un grappillon, pas une goutte de vent.

La lumière est morte dans les lices, tombée de haut dans le tournoi.

Là-haut la veuve de la lumière, c’est un village sans fontaine, sans habitants.

Elle est altérée, elle est brisée.

C’est sa voilette, cette fumée et ce sont quelques pailles qui brûlent.

Le Faux Avenir

Le texte de la cantate

Je suis sans vous, je suis la sécheresse ;

Je regarde fixement mon image dans le passé,

Et c’est un jeune homme qui regardait vers moi ;

Toujours vers moi et qui ne me voit pas, ou à peine me voit.

Je suis sans vous, je suis la sécheresse, je suis sans vous, je suis sans vous.

Son espoir qui distingue nos pas, dans son avenir ensemble,

A-t-il mal déchiffré nos ombres qui semblaient s’allonger

Pour s’embrasser et puis ne se touchent pas.

Je regarde fixement mon image dans le passé.

Et c’est un jeune homme qui regardait vers moi et qui ne me voit pas ;

Et c’est un jeune homme qui regardait toujours vers moi et à peine ne me voit.

Je suis sans vous, je suis la sécheresse, je suis sans vous….

La sécheresse !

Le Squelette de la Mer

Le texte de la cantate

Hauteurs, profondeurs de la mer,

Immensément desséchées, sans recours desséchée.

Bassin de l’océan parti, vallée, ô vallée de l’élément défunt,

Plus enfui que toutes les armées d’Égypte,

Gorges où les algues abandonnées, ainsi que des chevelures de mortes

Puent dans le noir soleil ;

Cratères parmi lesquels l’horreur de l’écho hante les tournants

Où les marais bouillaient au temps des ondes,

Aux rimes des flots, aux rythmes des reflux,

Voyez cette antenne moribonde dans l’ombre de la falaise.

C’est la dernière chose qui vit d’une vie trop tenace, prison des cœurs trop cuirassée.

 Grande plaine, de coquilles pleines, fossiles des flots défaits,

Faux désert, ilots changés en monts, sable, rocs, épaves, squelettes,

Pieuvres et méduses mortes aux forêts de corail,

Et toi, Léviathan de cet affreux empire, détrôné et pourri,

Terre acquise par la soif écoutez-moi.

J’ai attendu trop longtemps la vie qui ne vient pas, j’ai attendu trop longtemps

Et ce seul crustacé oublié par la mort, dans l’ombre de la falaise

Qui remue de désespoir encore une antenne ,

N’est pas plus dur que moi contre la fuite de tous.

A venir avec l’Ensemble Musical Contemporain

Samedi 11 Octobre

A venir avec Exultate

Samedi 8 novembre à la cathédrale de Lescar – 20h30

Dimanche 9 novembre à l’église de Nay – 16h30

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